--AUTOMNE 97---

 

Anne Daly

The Automaton Olympia's Archive

Exposition duo

Installations photographiques / Du 6 septembre au 12 octobre 1997

La présentation du travail de ces deux artistes newyorkaises s'inscrivait dans le cadre du Mois de la photo 1997. Dans The Automaton Olympia's Archive, Anne Daly donnait vie à un personnage complexe avec des objets de sa collection privée et des archives personnelles. Dans Accident-Prone, Nancy Davenport proposait des univers photographiques colorés par des personnages ayant une prédisposition aux accidents.

 

 

Nancy Davenport

Accident Prone

 

Stéphanie Granger (Montréal)

M'indiffère-je ? ou l'étiquette de la courtoisie selon une opinion idéaliste

Installation médiatique / Du 6 septembre au 12 octobre 1997

Concurremment à cette exposition, nous présentions le travail de Stéphanie Granger dans la salle médiatique. Avec M'indiffère-je ? ou l'étiquette de la courtoisie selon une opinion idéaliste, Stéphanie Granger, une artiste de la relève, s'intéressait au piège de la séduction en tissant un lien entre les codes sociaux qui régissent les modèles de séduction féminine et l'éthique à suivre sur le réseau internet. Cette installation double permettait d'établir une correspondance entre la partie internet du projet et l'installation vidéo en galerie.

 

Faye Heavyshield (Calgary)

Spiral and Other parts of the Body

Exposition solo

Installation / Du 18 octobre au 23 novembre 1997

Avec Spiral and Other parts of the Body, Faye Heavyshield proposait une installation avec sculpture et son où elle explore quelques pistes de réflexion sur le corps, inspirée par l'Anatomie de Grey. Cette installation se situe dans la continuité du travail de Heavyshield qui prend racine dans son expérience de femme autochtone de la communauté des Blackfoot. Ses oeuvres agissent tels des récits, avec des éléments et des textes faisant le lien entre les habitats et les cultures qu'elle doit apprivoiser.

Exposition de groupe

Espaces de l'autocensure

Julie-Christine Fortier, Dominique Paul, Gabrielle Schloesser (Montréal)

Conservatrice : Sandrine Martinet (Lyon)

Installations vidéo et bande vidéo / Du 29 novembre 1997 au 18 janvier 1998

La Centrale désirant ouvrir ses portes à des conservatrices de la relève s'intéressant à la fois à l'art technologique et au discours féministe, nous avons fait un appel de projets dans le cadre duquel Espaces de l'autocensure a été sélectionné. Touchant le thème vaste et dangereux de l'autocensure, la conservatrice du projet, Sandrine Martinet, a choisi trois artistes québécoises qui abordent ce sujet dans leurs installations vidéographiques. Ces artistes jouent avec leurs espaces corporels et ceux des autres en confrontant le spectateur à ses propres choix de parcours, de mouvements, de positionnements physique et moral. Le médium vidéographique permet de développer la question de l'espace et le choix d'une exposition multimédia n'est donc pas anodine pour Martinet. L'interaction entre des médiums traditionnels et d'autres plus technologiques permet de déstabiliser le spectateur. Les travaux choisis sont ceux d'auteures illustrant les positions de différents courants et moments de la création actuelle en vidéo d'art.

Julie-Christine Fortier interrogeait, dans son installation, les visages de madones et les représentations médiatisées de la femme d'aujourd'hui dans un jeu de contrastes renforcé par l'utilisation du médium vidéo et du médium photographique. L'installation Marie Goes to Hollywood de Dominique Paul est une animation interactive qui, par des glissements et des superpositions, se jouait des représentations anciennes et nouvelles du corps féminin... incluant le sien. Gabrielle Schloesser proposait la bande vidéo, Sors ta robe à frils, Don Quichotte is back in town, retraçant la quête d'une femme développant son autoportrait à partir de petites annonces placées dans une boîte vocale.

 

Julie-Christine Fortier

Dominique Paul

Gabrielle Schloesser

Conférence-entretien

Espaces de l'autocensure - Avec les artistes participantes de l'exposition: Julie-Christine Fortier, Dominique Paul et Gabrielle Schloesser et la conservatrice Sandrine Martinet, invitée en provenance de Lyon (France)

Jeudi 8 janvier 1998 à 17 h 30

Chacune des invitées a exprimé sa position face à l'autocensure. Les artistes ont situé leur démarche et leur processus de travail en fonction du danger, et de la menace, relié à l'autoreprésentation. À partir d'une histoire de l'art où le corps des femmes a longtemps été utilisé comme objet de représentation, les artistes de l'exposition ont voulu s'inscrire dans une perspective d'affirmation personnelle. Sandrine Martinet a mis en perspective le travail des trois artistes qu'elle a choisies par rapport au processus d'autocensure que les femmes s'imposent en création. Ses propos feront l'objet d'un texte dans le cadre de la publication annuelle de La Centrale.

 

 

-- HIVER 98----------