-- HIVER 98---------
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Annie Martin (Montréal) Jardins Exposition solo Installation / Du 24 janvier au 1er mars 1998 Trois enceintes, fabriquées de tissu voilé très coloré, étaient suspendues du plafond pour tomber en douces verticales sur le sol. Chaque enceinte proposait son propre étalage d'objets, des fragments de narration poétique référant à la maison, domaine de la possession personnelle, et des échantillons sonores représentant la flore et la faune. Cette installation soulevait la problématique de la matérialité ainsi que le rôle de l'expérience esthétique dans la vie de tous les jours. Comment le rôle de l'objet, dans son silence et son immobilité, se modifie-t-il dans notre imaginaire ? À la source de la recherche d'Annie Martin, il y a la maison et le jardin maternel, un site où les objets acquièrent un poids symbolique qui traverse le temps et la géographie. |
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Diane Landry (Québec) L'étreinte atroce Installation médiatique / Du 24 janvier au 1er mars 1998 Présentée dans la salle médiatique, cette installation cherchait à dissimuler l'origine des objets utilisés dans une forme de perversion de leur fonction d'origine et aussi par la déformation de leur échelle établie. Pour ce faire, l'artiste a utilisé la projection lumineuse, tantôt de silhouette d'objet évocateur, tantôt d'image photographique, pour pousser davantage l'ambivalence d'occupation de l'espace. Tous ces objets, images et ombrages s'animaient par des mouvements légers, répétitifs, réguliers, subtilement variables et contrôlés. |
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Manon B. Thibault (Montréal) Exposition solo Rictus pour une goutte d'eau Installation / Du 7 mars au 12 avril 1998 L'installation Rictus pour une goutte d'eau de l'artiste Manon B. Thibault cherchait à édifier un point de rencontre entre deux états qui se font écho, ceux du féminin et du masculin. À l'exemple de ses productions antérieures, cette artiste juxtaposait ici une sélection d'éléments antinomiques. Des photographies d'escaliers, des coquilles d'escargots flottant dans un bassin d'eau et de la glace fondant goutte à goutte sur une plaque chauffante évoqueront le pôle Homme-Femme, la fugacité et la permanence, l'ascension et la régression. L'artiste mettait spatialement en scène la perception suivante: la convergence d'une goutte de liberté sur l'océan d'oppression qui colle à la peau. |
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Manon Lévesque (Montréal) Le corps réciproque Installation médiatique/ Du 7 mars au 12 avril 1998 Avec Le corps réciproque, Manon Lévesque poursuivait sa réflexion sur l'arrangement symétrique du corps et les limites du féminin. À l'aide d'un dispositif spécial, une séquence vidéo d'une position obstétrique se trouvait réfléchie à la jonction d'un mur. De petites dimensions, les jambes en mouvement accéléré renvoyaient à l'idée d'un battement d'aile de papillon. En ce sens, le dispositif référait à une fable sur la causalité (théorie du chaos) qui, selon une longue énumération, prend comme point de départ le léger déplacement d'air causé par le battement des ailes d'un papillon engendrant, de façon irrémédiable, l'éruption d'un volcan ailleurs dans le monde. |
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Lani Maestro (Montréal) Rêve de l'autre Exposition solo Installation / Du 25 avril au 31 mai 1998 À travers ses oeuvres, Lani Maestro se préoccupe des questions d'appartenance, d'identité culturelle et de différence. Dans son installation Rêve de l'autre, elle utilisait une photographie prise il y a quelques années aux Philippines où elle a grandi. Peut-être est-ce pour cette raison que l'océan est une image récurrente dans son travail. «Le souvenir de cet instant où, debout sous le ciel éclatant, je baisse les yeux pour regarder deux enfants étendus sur un lit d'océan. Le souvenir de cet instant où deux enfants étendus sur un lit d'océan me regardent, sous le ciel éclatant.» L.M. |
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