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Le Prix Powerhouse

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7 juin 2012 - 15:25

LE PRIX POWERHOUSE est une bourse de 5000$ qui honore une personne qui a fait preuve de persévérance et qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision. Il est remis à une femme* artiste ayant atteint le stade de mi-carrière et contribué avec constance et de manière significative au milieu culturel montréalais. *Le terme femme désigne de manière inclusive toute personne s’identifiant comme femme. 

 

 

SOIRÉE PRIX POWERHOUSE
jeudi le 20 juin, cocktail à 18h
remise du prix à 19h


L'événement ouvert à tous se déroulera, en présence du jury, des membres du centre et des invités. Il mettra à l'honneur le travail des trois finalistes et annoncera la récipiendaire du deuxième PRIX POWERHOUSE. Nous espérons que vous serez des nôtres afin de célébrer ce moment important de l'histoire de La Centrale.

11 février 2016 - 15:14

La Centrale est très fière d'annoncer
LES GAGNANTES DU PRIX POWERHOUSE 2016!

kimura byol-nathalie lemoine
Manon Labrecque
Alexis O'Hara

Suite à des réflexions concernant la nature du Prix, partagées par les travailleuses autant que par les membres, ainsi que la donatrice anonyme, nous avons décidé d'un commun accord de récompenser le travail des trois artistes en nomination cette année et d'attribuer un prix conjoint d'un montant égal à 3 333$ par artiste! Le processus des prix Powerhouse à venir sera à discuter avec la donatrice et les membres dans un second temps.


MOT DU JURY

Le choix des finalistes de cette édition du Prix Powerhouse fut engageant, chaotique, mais limpide à la fin du processus. Initialement assises à une table pour débattre des dossiers, cet exercice témoigne au contraire de l’union de membres d’une communauté artistique, non pas pour décider du sort final, mais pour identifier les critères et les questions plus larges permettant de nommer les bénéficiaires de ce prix. Il ne s’agissait pas de faire le choix le plus évident, de souligner la carrière la plus longue, la pratique artistique la plus reconnue ou non, mais plutôt d’examiner de près les pratiques reflétant les conditions liminales et systémiques conditionnant la visibilité des artistes à Montréal et dans le monde de l’art d’aujourd’hui. Compte tenu de la richesse des candidatures, nous avons choisi de reconsidérer nos réflexes habituels, de mettre à l’épreuve la rectitude politique, de bien saisir l’esprit initial du Prix Powerhouse, la pertinence de cette forme de reconnaissance, le rôle des institutions et des réseaux montréalais dans cette équation. Bien que les candidates soient toutes profondément investies dans leurs pratiques et communautés respectives, ce prix offrira une visibilité, un soutien financier et l’occasion de découvrir le travail d’artistes méritant une plus grande reconnaissance. Notre choix en tant que membre de jury fut de mettre en valeur la volonté de transgresser les disciplines, les normes et les communautés.

 

 

kimura byol-nathalie lemoine

Les nombreux noms de star kim / cho mihee / kimura byol / nathalie lemoine parlent de la complexité de ses identités. Sa pratique d’art crée un espace pour apprécier la qualité matérielle des identités : à la fois instable, construite et réelle. yel.le est adopté.e Belge, d’origine coréenne, ayant immigré au Canada. En tant que queer racialisé.e ayant été élevé.e par des Européens blancs, kimura-lemoine, dont la pratique d’art englobe le cinéma, la vidéo, la calligraphie, la peinture, la photographie, le numérique, l’action, et l’art conceptuel, nous amène à questionner notre perception socialisée et oppressive de l’identité. Pratiquant depuis les années 1980, yel.le le fait avec une douceur et un esprit ludique affirmé, en utilisant une esthétique DIY. Sa pratique multidimensionnelle, prolifique et persistante, malgré les cadres établis de l’art contemporain, fait écho à sa présence durable et généreuse dans les communautés féministes montréalaises, en tant que commissaire, documentariste, et membre du GIV, de La Centrale et de Qouleur : un festival d’art 2QTPOC (2-spirited-queer-trans-personnes de couleurs). Le jury a tenu à souligner la contribution intersectionnelle de kimura-lemoine aux communautés artistiques féministes ainsi qu’à mettre en évidence sa pratique extensive qui a constamment et courageusement défié la catégorisation. Alors que kimura-lemoine a reçu de la reconnaissance surtout à l’extérieur du Québec, sa nomination signale un changement positif dans le paysage de l’art féministe de Montréal: un changement à travers lequel les agent.e.s ne se battent pas seulement contre les obstacles systémiques qui excluent les femmes blanches dans l’intégration des circuits de l’art, mais aussi ceux qui empêchent les femmes de couleur, queer, de genre non-conforme, et les artistes trans, d’être considéré.e.s selon leur propre mérite.

 

 

Manon Labrecque

La candidature de l’artiste chevronnée Manon Labrecque a retenu l’attention du comité pour sa poursuite d’une pratique exigeante en installation cinétique, apanage encore très souvent des hommes. Elle a ainsi ouvert de nouvelles perspectives pour d’autres générations d’artistes, tout comme elle l’a fait, à ses débuts dans les années 1990, en tant que figure marquante de l’art vidéo dont elle enseigne désormais les rudiments. Inscrivant sa pratique dans un créneau spécifique peu fréquenté par les artistes femmes, Manon Labrecque a développé une démarche dont les enjeux stimulent de fécondes réflexions sur la constitution du sujet contemporain. Par des stratégies complexes que Labrecque a mises au point, comme celles de l’auto-tournage, ses œuvres mettent en scène le corps et ses images. Elles affirment ainsi la dimension performative du sujet en exposant ses vulnérabilités et, de ce fait, paradoxalement, son pouvoir d’agir. Quand les représentations du corps se font absentes, ses installations élaborent des métaphores ludiques des mécaniques de subjectivation et d’assujettissement, amplifiant ainsi dans l’expérience de réception le rôle des contingences. Au cœur des œuvres de Labrecque, les dérèglements contrôlés, provoqués et subis, sont autant d’occasions d’éprouver des tensions entre le soi et le monde dans des rapports où la technologie, certes artisanale, est impliquée. Les créations de l’artiste, sous les formes incertaines d’automates vacillants et de machines de vision en apparence innocentes, révèlent le travail des normes dont elles jaugent les pouvoirs, même dans ses tenants les plus intériorisés.

 

 

Alexis O'Hara

Le jury a souhaité honorer la qualité continue et la cohérence du propos de l’artiste Alexis O’Hara qui, depuis quelques vingt ans, développe une œuvre singulière, dense et protéiforme. L’univers à la fois personnel et collaboratif d’O’Hara, le rapport qu’elle entretient aux jeux scéniques et surréalistes, aux improvisations vocales et électroniques, aux enjeux politiques et sociaux ainsi que la consistance de son projet artistique ont convaincu le jury. La pratique d’Alexis O’Hara se déploie dans une diversité de médiums et de formes, de lieux et d’échelles : improvisations électroniques, performances, vidéos, installations et objets, galeries, théâtres, bars, terrains vacants, hall de centre commercial... Si son œuvre dans son ensemble puise son inspiration dans la fragmentation des identités sexuelles, linguistiques et culturelles, c’est un travail interdisciplinaire et politique qu’Alexis O’Hara invente. Très intéressée par la culture post-apocalyptique, la biologie humaine et la science cognitive, O’Hara invente des personnages, collabore en duo d’art sonore androgyne, participe à des projets collaboratifs, ou encore performe à l’étranger. En 2015, le Mois Multi accueillait son œuvre La Couvée, une installation-performance immersive, où le public était invité à entrer dans un cocon d’œufs à l’intérieur duquel on assistait à une méditation sur les cycles de la vie des dieux, des mortels et des extraterrestres – une critique de la marchandisation de la fertilité des femmes. La mode, la fertilité, les stéréotypes sexuels et la construction sociale du féminin et du masculin, sont autant de sources de recherche dont l’artiste nourrit son travail.


 

 

19 septembre 2014 - 17:10

Les finalistes sont:  Manuela Lalic, Renée Lavaillante, Dayna McLeod et jake moore !!

La Centrale a l’immense plaisir de remettre le Prix Powerhouse 2014 à l'artiste Dayna McLeod!

‘‘ La pratique interdisciplinaire de Dayna McLeod nous offre une attitude irrévérencieuse, insolente et libre de l’artiste du 21e siècle. On pourrait qualifier ses performances et ses vidéos de bravoures à la normalisation culturelle. L’honnêteté radicale de McLeod a définitivement choisi de nous en mettre plein les yeux - et la tête, et les seins, et le sexe - à travers un humour stupéfiant d’intelligence. ’’  - Mathieu Beausejour, membre du jury 2014.

 

Le PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance de 5,000 $ qui a pour but de souligner la pratique d’une femme* artiste de la région montréalaise ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière. Il est destiné à une artiste qui a contribué avec constance et de manière significative au milieu culturel montréalais. Ce prix honore une personne qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision.

Cette année ce sont quatre finalistes, que nous félicitons et que les membres de La Centrale devront départager par vote. Il s'agit de :


Manuela Lalic
Renée Lavaillante
Dayna McLeod
jake moore
 

Nous tenons à remercier toutes les artistes nominées pour le prix Powerhouse 2014 ainsi que leurs nominatrices et nominateurs. Les membres du jury furent impressionné.e.s par la diversité et la qualité des démarches des candidates, ce qui reflète assez bien la pertinence d'un tel prix.

Notre jury était cette année composé de: Raymonde April (artiste et professeure, Université de Concordia), Mathieu Beauséjour (artiste et commissaire), Geneviève Goyer-Ouimette (directrice, CIRCA Art Actuel) et Krista Lynes (professeure, Université Concordia). Nous voudrions aussi les remercier pour leur temps et leur travail fantastique. La récipiendaire a été déterminée par vote des soixante membres de La Centrale.

Les dernières récipiendaires du Prix Powerhouse furent Catherine Bolduc (2013), karen elaine spencer (2012) et Aude Moreau (2011).

 

28 mars 2014 - 15:39

LE PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance de 5 000$ qui a pour but de souligner la pratique d’une femme* artiste ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière, qui a contribué de manière significative au milieu culturel montréalais et qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision.


CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ:

- être une artiste âgée de 37 ans et plus qui s’identifie comme femme*
- vivre dans la grande région de Montréal à la date de nomination
- soutenir une pratique artistique de qualité qui rayonne au-delà du contexte des institutions majeures
- poursuivre une carrière artistique professionnelle de façon soutenue en arts visuels depuis au moins 10 ans (incluant les nouveaux médias, l’art sonore et la performance)
- avoir été choisie par une tierce personne

7 juin 2013 - 13:13

Les trois finalistes pour le PRIX POWERHOUSE 2013 étaient Nadia Myre, Thérèse Mastroiacovo et Catherine Bolduc.

 

3 juillet 2012 - 12:00

La Centrale annonce la récipiendaire du Prix Powerhouse 2012, karen elaine spencer. Ce prix de 5 000$ honore une femme* artiste qui a contribué avec constance au milieu culturel montréalais.

5 février 2013 - 11:15

Jeudi le 20 juin, 2013

Cocktail 18h
Remise du PRIX 19h

25 juin 2013 - 10:37

L’artiste montréalaise Catherine Bolduc a gagné le prix de reconnaissance de cinq mille dollars, décerné par La Centrale Galerie Powerhouse, ce jeudi 20 juin.


Catherine Bolduc faisait partie des trois finalistes avec Nadia Myre et Thérèse Mastroiacovo dont le parcours et la qualité de leur travail ont impressionné le jury 2013. L’objectif du prix est de rendre hommage, à une artiste en mi-carrière, résidant à Montréal, qui, par sa vision unique et sa démarche, contribue au milieu des arts visuels et qui continue avec rigueur, détermination et sans compromis, d’exercer sa pratique. Également, il vise à remédier au manque de visibilité vécu par certaines artistes femmes lorsqu’elles atteignent la mi-carrière, et ce, malgré leur importante contribution à la vie culturelle montréalaise.


Dans un premier temps, Catherine Bolduc fut sélectionnée par un jury externe composé de :


Claire Moeder (commissaire indépendante et critique)
Louise Simard (conservatrice, Musée d'art contemporain de Montréal)
Luanne Martineau (artiste et professeure adjointe à l'Université Concordia)
Régine Cadet (codirectrice artistique, MAI: Montréal, Arts Interculturels)
Renée Baert (commissaire indépendante).


Ensuite, les membres de La Centrale l’ont choisie parmi les finalistes comme lauréate du Prix Powerhouse 2013. Le Prix Powerhouse fut remis pour la première fois en 2011. Il fut rendu possible grâce au généreux don d’une donatrice anonyme. Les artistes admissibles pour ce prix doivent demeurer à Montréal, s'identifier comme femme* et avoir atteint l'âge de 37 ans. Les finalistes précédentes furent Marie-Claude Bouthillier, Marie-France Brière, Manuela Lalic et Monique Moumblow.  En 2011, la gagnante du Prix Powerhouse fut Aude Moreau et en 2012, karen elaine spencer.


La Centrale tient à exprimer sa profonde gratitude au jury pour leur contribution à cette initiative et à la donatrice anonyme qui rend ce prix possible.

 

Le Prix est intrinsèque au mandat de La Centrale, un centre d'artistes autogéré, qui offre une plate-forme pour les pratiques artistiques en dialogue avec les discours féministes et qui œuvre à la diffusion d'un large éventail de démarches sous-représentées dans les institutions culturelles établies contribuant ainsi, à une plus grande visibilité.

* Le terme femme inclut toute personne se désignant comme femme.

 

 


CATHERINE BOLDUC
"La pratique multidisciplinaire de Catherine Bolduc révèle son habileté à transporter le spectateur dans un royaume fantastique, de désir et d’ardente subjectivité. Son œuvre a une grande portée; à la fois rigoureuse et lunatique qui découle d’une source sans fin d’originalité. Ses ambitieux dessins à grande échelle et ses installations et sculptures qui investissent l’espace créent un univers cohérent et singulier à l’effet poétique et puissant. En 2006, La Centrale a présenté une de ses premières œuvres dans la vitrine de la galerie intitulée, Je mens. Elle a depuis énormément développé sa pratique pour devenir une artiste prolifique. Son travail méticuleux et d’une grande qualité est devenu significatif de son engagement en art et d'un cheminement artistique persistant. L’implication de Catherine Bolduc dans la communauté artistique québécoise doit aussi être soulignée, puisqu’elle a marrainé de nombreuses artistes débutantes, qu’elle a siégé aux conseils d’administration des centres CIRCA et CLARK, qu’elle a coordonné des projets en tant que conservatrice et a enseigné l’art dans trois différents établissements québécois. Pour son engagement artistique et communautaire inébranlable, le jury de La Centrale est fier de nominer Catherine Bolduc comme récipiendaire pour le Prix Powerhouse 2013."

- Jury 2013

BIOGRAPHIE:
Catherine Bolduc est une artiste en arts dont la pratique multidisciplinaire oscille parfois entre réel et imaginaire, tout en maintenant un engagement hautement intensifié. Bolduc a obtenu sa maîtrise en arts visuels et médias de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Elle détient aussi un baccalauréat en arts visuels de cette institution ainsi qu’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université de Montréal. Jusqu’à présent, elle a réalisé onze expositions solos, les plus récentes étant Mes châteaux d’air, au Centre Expression à Saint-Hyacinthe, en 2009-2010, Le voyage d’une fabulatrice, à la galerie SAS, à Montréal en 2009 et My life without gravity au Künstlerhaus Bethanien à Berlin en 2008. Depuis 1997, Bolduc a présenté son travail dans plus d’une trentaine d’expositions collectives et a participé à plusieurs foires d’art dont PULSE NY International Contemporary Art Fair, Papier10, Art Forum et Loop. Bolduc a effectué des résidences d’artistes à plusieurs endroits dans le monde, entre autres, une résidence de six mois au Studio du Québec à Tokyo en 2010 et une résidence d’un an au Künstlerhaus Bethanien à Berlin de 2007 à 2008. Ayant touché un public local ainsi qu’international, son travail a été présenté dans de nombreuses publications, par exemple Espace Culture, Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Art New England, The Boston Globe, et Vie des arts. Les œuvres de Bolduc font aussi partie de la collection du Musée national des Beaux-Arts du Québec, de la Collection de la Ville de Laval et de la Collection du Cirque du Soleil.

 

Pour plus d'information regardant Catherine Bolduc et sa pratique artistique, veuillez visiter le site web de l'artiste :  www.catherinebolduc.ca

 

5 avril 2011 - 23:00

C’est avec honneur que nous lançons la première édition du prestigieux PRIX POWERHOUSE.

4 juillet 2011 - 11:42

C’est avec enthousiasme que La Centrale annonce Aude Moreau, lauréate du premier Prix Powerhouse.

22 juin 2011 - 9:49

C'est avec grande fierté que La Centrale Galerie Powerhouse annonce les trois candidates en course pour cette première édition du Prix Powerhouse qui sera remis lors d'un événement «6 à 8», le mercredi 29 juin 2011.