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Le Prix Powerhouse

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25 octobre 2018 - 12:54

INVITATION

La Centrale est fière d’annoncer les lauréates au Prix Powerhouse:

Helena Martin Franco et Victoria Stanton

Au plaisir de vous accueillir pour la remise du Prix: le 16 Novembre 2018, de 18h à 21h à La Centrale (4296 boul. St-Laurent)

 

Les lauréates de l’édition 2018 du Prix Powerhouse ont été choisies par consensus des membres du jury, à l’issue de délibérations animées sur les trente-quatre dossiers de nomination à l’étude. Les débats ont été alimentés avec conviction de la part de chacune d’entre nous, et suivis avec un véritable esprit d’ouverture et d’écoute à l’égard des arguments des unes et des autres. Ce fait mérite d’être souligné du fait de la réelle diversité, au sein du jury, de nos perspectives et de nos pratiques. Notre choix s’est porté sur deux artistes de grande envergure, qui contribuent de manière décisive à une forme d’art encore trop marginalisée par les institutions, tout en étant actives depuis longtemps dans leur communauté. À cet égard, nous n’avons pas opté pour des inconnues, mais pour de véritables battantes dont l’engagement à leur pratique artistique et à leur milieu est sans réserves, et mérite aujourd’hui d’être honoré. Mentionnons également que l’exercice nous a souvent permis la découverte d’artistes à la pratique extraordinairement riche, de même qu’une meilleure connaissance du travail de plusieurs autres. On peut ainsi avancer sans risque que nos travaux auront un impact sur l’orientation de programmations futures dans des contextes autres que celui présent. Voilà qui signale à quel point, au-delà de la remise du Prix comme tel, l’initiative de La Centrale Powerhouse est fondamentale à l’écologie du milieu des arts visuels montréalais.

 

Une femme marche sur la rue avec une paire de sacs rouges ornés de la feuille d'érable canadienne. Le rythme de son pas, marqué par le fer qu’elle porte à la jambe, l’empêche d’être ce qu’elle est pour s’accommoder ou se conformer sagement à la société qui l’observe, les yeux absorbés. Sa perruque dorée est le reflet de la stigmatisation qui masque l’autre (femme, immigrante, artiste) dans l’éclat conventionnel des stéréotypes culturels. Artiste montréalaise d’origine colombienne, Helena Martin Franco est Fritta Caro. Avec elle, Helena entreprend une croisade itinérante contre le métissage politiquement correct. Helena est aussi Corazón desfasado, une sainte vénérée par des esprits regrettés dans la terre promise de l’hyper-consumérisme ; femme-caméléon, femme-araignée et Femme éléphant, elle fracasse les moules conformistes de l’identité et du genre. À travers cette trilogie performative de fictions autoréférentielles, cette artiste a donné différents visages à la vulnérabilité individuelle et collective imposée par l’expérience migratoire. Depuis plus de vingt ans, Helena consolide une pratique transdisciplinaire et transfrontalière qui la positionne comme l’une des pionnières de l’art latino-québécois et de l’art latino-canadien. Son implication sociale lui a permis de tisser des relations artistiques, notamment entre le nord et le sud du continent américain, au travers d’institutions locales. C’est ainsi que le jury du Prix Powerhouse a voulu récompenser non seulement la cohérence de sa carrière artistique, mais également son ferme engagement politique afin de raffermir les subjectivités culturelles de nos jours.

 

Active depuis plus d’une vingtaine d’années dans le milieu de la performance montréalais, national et international, Victoria Stanton s’investit avec assiduité dans une pratique d’une impressionnante cohérence. Ainsi, en phase avec des notions inhérentes à sa pratique performative, son parcours professionnel révèle tant son profond ancrage local que la portée du regard avec lequel elle s’empare de ce qui est là, tout autour d’elle.

Appliquée dans «l’art de la transaction», cette artiste s’applique à mettre en place des stratégies inédites d’interaction humaine en détournant, une à la fois, des situations autrement familières. Présente sur la scène artistique locale depuis le milieu des années 1990 cette performeuse aguerrie et affable est régulièrement invitée à présenter son travail — en solo ou au sein du collectif TouVA — dans divers pays des Amériques, d’Europe et d’Asie. Dans une approche empruntant à l’esthétique relationnelle, l’artiste se déploie à diverses échelles et sa pratique rayonne. Artiste inspirée et introspective certes, mais aussi chercheuse, commissaire, autrice, musicienne et enseignante — quiconque côtoie l’infatigable Victoria Stanton et prend connaissance de son singulier cheminement, suit le fil d’une démarche éminemment sincère dont l’impact se situe à différentes échelles. Car cette figure incontournable de l’histoire de la performance du Québec pose et cultive un regard attentif et empathique sur ce qui l’entoure. Dans toutes les sphères de son travail, cette Montréalaise rend visible une présence dans le monde et un rapport, un lien sensible au monde. Et une personne à la fois, elle touche un public de plus en plus vaste.

 

Nous remercions le jury du prix 2018, composé de: kimura byol-nathalie lemoine, Nuria Carton de Grammont, Natacha Clitandre, Ji-Yoon Han et Cheryl Sim

La Centrale aimerait souligner la généreuse contribution d'une donatrice anonyme qui a rendu ce prix possible.

 

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INVITACIÓN

La Centrale se enorgullece en anunciar las ganadores del Premio Powerhouse:

Helena Martin Franco y Victoria Stanton

Tenemos el gran placer de invitarles a la ceremonia de entrega del Premio el 16 de noviembre del 2018, de 6 a 9 pm en La Centrale (4296 boul. St-Laurent)

 

Las galardonadas de la edición 2018 del Premio Powerhouse fueron seleccionadas por unanimidad por los miembros del jurado tras intensas deliberaciones que caracterizaron el análisis de las treinta y cuatro sumisiones. El debate fue enriquecido con convicción por todos nosotros, y seguido por un genuino espíritu de apertura y de escucha de los argumentos de cada cual. Este hecho merece ser destacado debido a la gran diversidad de prácticas y perspectivas que coexistían en el seno del jurado. La galardonadas son dos artistas de gran envergadura las cuales contribuyen de manera decisiva al desarrollo de una forma de arte todavía demasiado marginada por las instituciones, aun y cuando estas han permanecido activas desde hace mucho tiempo en sus comunidades. En ese sentido, no optamos por artistas desconocidas, sino por verdaderas luchadoras cuyo compromiso con su práctica artística y su entorno es infinito, y merece ser celebrado. Consideramos necesario mencionar que este ejercicio de selección nos ha a menudo permitido descubrir artistas con una práctica extraordinariamente rica y nos ha aportado un mejor conocimiento del trabajo de muchos otros. Creemos que nuestra labor tendrá un impacto sobre la dirección que tomarán las programaciones futuras en contextos distintos al actual. Más allá del otorgamiento del Premio en sí mismo, esto constituye un índice que el trabajo de La Centrale Powerhouse es fundamental para la ecología de la comunidad de las artes visuales en Montreal.

 

Una mujer va por la calle cargando un par de bolsas rojas adornadas con la hoja del arce canadiense. La cadencia de su andar, marcada por el grillete de su pierna, le impide ser quien es para acomodarse o amoldarse razonablemente a la sociedad que la mira con ojos absortos. Su peluca dorada es el reflejo del estigma que enmascara al otro (mujer, inmigrante, artista) en el destello convencional de los estereotipos culturales. Helena Martin Franco, artista montrealense de origen colombiano, es Fritta Caro con quien emprende una cruzada itinerante en contra del mestizaje políticamente correcto. También es Corazón desfasado, santa venerada por aquellos espíritus malogrados en la tierra prometida del hyperconsumismo; mujer-camaleón, mujer-araña y Mujer elefante que fractura los moldes conformistas sobre la identidad y el género. A través de esta trilogía performativa de ficciones autorreferenciales, Helena le ha dado diversos rostros a la vulnerabilidad individual y colectiva que impone la experiencia migratoria. Desde hace mas de veinte años lleva consolidando una práctica transdisciplinaria y transfronteriza que la ha colocado como una de las pioneras del arte latino-quebequense y latino-canadiense. Su implicación social le ha permitido entretejer relaciones artísticas a través de instituciones locales como entre el norte y el sur del continente. Es así como el jurado del premio Powerhouse ha querido recompensar no solo su sólida carrera artística, sino también su aguerrido compromiso político para empoderar a las subjetividades culturales hoy en día.

 

Activa desde hace más veinte años en la escena del performance en Montreal, pero también a nivel nacional e internacional, Victoria Stanton se dedica con ahínco a una práctica de una coherencia extraordinaria. Así, en sintonía con las nociones inherentes a su práctica performática, su carrera profesional revela al mismo tiempo sus profundas raíces locales y el alcance de una mirada con la que se ampara de lo que la rodea.

Enfocada en el "arte de la transacción", Stanton se esfuerza de poner en práctica nuevas estrategias de interacción humana al desviar, una a una, situaciones que de otra manera nos resultarían familiares. Presente en la escena artística local desde mediados de la década de los noventa, esta artista del performance, aguerrida y afable, es regularmente invitada a presentar su trabajo, ya sea de manera individual o como parte del colectivo TouVA, en varios países de las Américas, Europa y Asia. Haciendo uso de un enfoque que se inspira de la estética relacional, ella se revela en varias escalas y su práctica resplandece. Quien se codea con la infatigable Victoria Stanton, artista inspirada e introspectiva, pero también investigadora, curadora, autora, música y profesora, y descubre su trayectoria singular, sigue el hilo de una práctica eminentemente sincera cuyo impacto se despliega a diferentes escalas. Esta figura fundamental de la historia del performance en Quebec dirige y cultiva una mirada atenta y empática hacia lo que la rodea. En todos los aspectos de su trabajo, esta montrealesa cristaliza una presencia en el mundo y una relación, un vínculo sensible con este último. Una persona a la vez, Stanton alcanza un público cada vez más vasto.

 
Nos gustaría agradecer al jurado del premio 2018: kimura byol-nathalie lemoine, Nuria Carton de Grammont, Natacha Clitandre, Ji-Yoon Han y Cheryl Sim.

La Centrale agradece la generosa contribución de un donante anónimo que hizo posible este premio.

15 mars 2018 - 11:34

Soutenez la pratique d'une artiste de 37 ans et plus en soumettant sa candidature pour le Prix Powerhouse 2018! 

Date limite le 30 avril 2018.

 

 

LE PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance bisannuel de $5,000 qui a pour but de souligner la pratique de femmes* artistes montréalaises ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière. Il est destiné à des artistes ayant contribué de manière significative au milieu culturel montréalais. Ce prix honore des personnes qui ont fait preuve de persévérance et qui poursuivent leur oeuvre en demeurant fidèle à leur vision. 



 

FORMULAIRE DE NOMINATION EN TÉLÉCHARGEMENT CI-BAS

 

LE PRIX COMPREND
- Deux grand prix de 5 000$ chacun.
- Une exposition d’un mois à La Centrale pour les deux artistes sélectionnées par un jury de professionnel.le.s du milieu culturel montréalais.

CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ:

- Être une artiste âgée de 37 ans et plus qui s’identifie comme femme*

- Vivre dans la grande région de Montréal à la date de nomination

- Être nominée par une tierce personne
- Poursuivre une carrière artistique professionnelle de façon soutenue en arts visuels depuis au moins 10 ans (incluant les nouveaux médias, l’art sonore et la performance)

- Soutenir une pratique artistique pertinente et de qualité tout en étant sous-représentée par les institutions majeures
-  Les membres du conseil d’administration et les travailleuses de La Centrale ne sont pas éligibles

 

NOMINATION
Pour nominer une artiste, veuillez remplir le formulaire ci-joint et nous le renvoyer dans un courriel expliquant votre choix, en vous basant sur les critères ci-mentionnés. N’oubliez pas d’indiquer pourquoi l’artiste est sous-représentée et d’inclure des exemples de son travail.

Veuillez inclure vos coordonnées (courriel, téléphone, adresse postale) et celles de votre candidate.

Les nominations doivent être envoyées au plus tard le 30 avril 2018
Par e-mail ou Dropbox à l’adresse suivante : programmation@lacentrale.org

 

*Le terme femme désigne de manière inclusive toute personne s’identifiant comme femme.

La Centrale aimerait souligner la généreuse contribution d’une donatrice anonyme qui a rendu ce prix possible.

7 juin 2012 - 15:25

LE PRIX POWERHOUSE est une bourse de 5000$ qui honore une personne qui a fait preuve de persévérance et qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision. Il est remis à une femme* artiste ayant atteint le stade de mi-carrière et contribué avec constance et de manière significative au milieu culturel montréalais. *Le terme femme désigne de manière inclusive toute personne s’identifiant comme femme. 

 

 

SOIRÉE PRIX POWERHOUSE
jeudi le 20 juin, cocktail à 18h
remise du prix à 19h


L'événement ouvert à tous se déroulera, en présence du jury, des membres du centre et des invités. Il mettra à l'honneur le travail des trois finalistes et annoncera la récipiendaire du deuxième PRIX POWERHOUSE. Nous espérons que vous serez des nôtres afin de célébrer ce moment important de l'histoire de La Centrale.

11 février 2016 - 15:14

La Centrale est très fière d'annoncer
LES GAGNANTES DU PRIX POWERHOUSE 2016!

kimura byol-nathalie lemoine
Manon Labrecque
Alexis O'Hara

Suite à des réflexions concernant la nature du Prix, partagées par les travailleuses autant que par les membres, ainsi que la donatrice anonyme, nous avons décidé d'un commun accord de récompenser le travail des trois artistes en nomination cette année et d'attribuer un prix conjoint d'un montant égal à 3 333$ par artiste! Le processus des prix Powerhouse à venir sera à discuter avec la donatrice et les membres dans un second temps.


MOT DU JURY

Le choix des finalistes de cette édition du Prix Powerhouse fut engageant, chaotique, mais limpide à la fin du processus. Initialement assises à une table pour débattre des dossiers, cet exercice témoigne au contraire de l’union de membres d’une communauté artistique, non pas pour décider du sort final, mais pour identifier les critères et les questions plus larges permettant de nommer les bénéficiaires de ce prix. Il ne s’agissait pas de faire le choix le plus évident, de souligner la carrière la plus longue, la pratique artistique la plus reconnue ou non, mais plutôt d’examiner de près les pratiques reflétant les conditions liminales et systémiques conditionnant la visibilité des artistes à Montréal et dans le monde de l’art d’aujourd’hui. Compte tenu de la richesse des candidatures, nous avons choisi de reconsidérer nos réflexes habituels, de mettre à l’épreuve la rectitude politique, de bien saisir l’esprit initial du Prix Powerhouse, la pertinence de cette forme de reconnaissance, le rôle des institutions et des réseaux montréalais dans cette équation. Bien que les candidates soient toutes profondément investies dans leurs pratiques et communautés respectives, ce prix offrira une visibilité, un soutien financier et l’occasion de découvrir le travail d’artistes méritant une plus grande reconnaissance. Notre choix en tant que membre de jury fut de mettre en valeur la volonté de transgresser les disciplines, les normes et les communautés.

 

 

kimura byol-nathalie lemoine

Les nombreux noms de star kim / cho mihee / kimura byol / nathalie lemoine parlent de la complexité de ses identités. Sa pratique d’art crée un espace pour apprécier la qualité matérielle des identités : à la fois instable, construite et réelle. yel.le est adopté.e Belge, d’origine coréenne, ayant immigré au Canada. En tant que queer racialisé.e ayant été élevé.e par des Européens blancs, kimura-lemoine, dont la pratique d’art englobe le cinéma, la vidéo, la calligraphie, la peinture, la photographie, le numérique, l’action, et l’art conceptuel, nous amène à questionner notre perception socialisée et oppressive de l’identité. Pratiquant depuis les années 1980, yel.le le fait avec une douceur et un esprit ludique affirmé, en utilisant une esthétique DIY. Sa pratique multidimensionnelle, prolifique et persistante, malgré les cadres établis de l’art contemporain, fait écho à sa présence durable et généreuse dans les communautés féministes montréalaises, en tant que commissaire, documentariste, et membre du GIV, de La Centrale et de Qouleur : un festival d’art 2QTPOC (2-spirited-queer-trans-personnes de couleurs). Le jury a tenu à souligner la contribution intersectionnelle de kimura-lemoine aux communautés artistiques féministes ainsi qu’à mettre en évidence sa pratique extensive qui a constamment et courageusement défié la catégorisation. Alors que kimura-lemoine a reçu de la reconnaissance surtout à l’extérieur du Québec, sa nomination signale un changement positif dans le paysage de l’art féministe de Montréal: un changement à travers lequel les agent.e.s ne se battent pas seulement contre les obstacles systémiques qui excluent les femmes blanches dans l’intégration des circuits de l’art, mais aussi ceux qui empêchent les femmes de couleur, queer, de genre non-conforme, et les artistes trans, d’être considéré.e.s selon leur propre mérite.

 

 

Manon Labrecque

La candidature de l’artiste chevronnée Manon Labrecque a retenu l’attention du comité pour sa poursuite d’une pratique exigeante en installation cinétique, apanage encore très souvent des hommes. Elle a ainsi ouvert de nouvelles perspectives pour d’autres générations d’artistes, tout comme elle l’a fait, à ses débuts dans les années 1990, en tant que figure marquante de l’art vidéo dont elle enseigne désormais les rudiments. Inscrivant sa pratique dans un créneau spécifique peu fréquenté par les artistes femmes, Manon Labrecque a développé une démarche dont les enjeux stimulent de fécondes réflexions sur la constitution du sujet contemporain. Par des stratégies complexes que Labrecque a mises au point, comme celles de l’auto-tournage, ses œuvres mettent en scène le corps et ses images. Elles affirment ainsi la dimension performative du sujet en exposant ses vulnérabilités et, de ce fait, paradoxalement, son pouvoir d’agir. Quand les représentations du corps se font absentes, ses installations élaborent des métaphores ludiques des mécaniques de subjectivation et d’assujettissement, amplifiant ainsi dans l’expérience de réception le rôle des contingences. Au cœur des œuvres de Labrecque, les dérèglements contrôlés, provoqués et subis, sont autant d’occasions d’éprouver des tensions entre le soi et le monde dans des rapports où la technologie, certes artisanale, est impliquée. Les créations de l’artiste, sous les formes incertaines d’automates vacillants et de machines de vision en apparence innocentes, révèlent le travail des normes dont elles jaugent les pouvoirs, même dans ses tenants les plus intériorisés.

 

 

Alexis O'Hara

Le jury a souhaité honorer la qualité continue et la cohérence du propos de l’artiste Alexis O’Hara qui, depuis quelques vingt ans, développe une œuvre singulière, dense et protéiforme. L’univers à la fois personnel et collaboratif d’O’Hara, le rapport qu’elle entretient aux jeux scéniques et surréalistes, aux improvisations vocales et électroniques, aux enjeux politiques et sociaux ainsi que la consistance de son projet artistique ont convaincu le jury. La pratique d’Alexis O’Hara se déploie dans une diversité de médiums et de formes, de lieux et d’échelles : improvisations électroniques, performances, vidéos, installations et objets, galeries, théâtres, bars, terrains vacants, hall de centre commercial... Si son œuvre dans son ensemble puise son inspiration dans la fragmentation des identités sexuelles, linguistiques et culturelles, c’est un travail interdisciplinaire et politique qu’Alexis O’Hara invente. Très intéressée par la culture post-apocalyptique, la biologie humaine et la science cognitive, O’Hara invente des personnages, collabore en duo d’art sonore androgyne, participe à des projets collaboratifs, ou encore performe à l’étranger. En 2015, le Mois Multi accueillait son œuvre La Couvée, une installation-performance immersive, où le public était invité à entrer dans un cocon d’œufs à l’intérieur duquel on assistait à une méditation sur les cycles de la vie des dieux, des mortels et des extraterrestres – une critique de la marchandisation de la fertilité des femmes. La mode, la fertilité, les stéréotypes sexuels et la construction sociale du féminin et du masculin, sont autant de sources de recherche dont l’artiste nourrit son travail.


 

 

19 septembre 2014 - 17:10

Les finalistes sont:  Manuela Lalic, Renée Lavaillante, Dayna McLeod et jake moore !!

La Centrale a l’immense plaisir de remettre le Prix Powerhouse 2014 à l'artiste Dayna McLeod!

‘‘ La pratique interdisciplinaire de Dayna McLeod nous offre une attitude irrévérencieuse, insolente et libre de l’artiste du 21e siècle. On pourrait qualifier ses performances et ses vidéos de bravoures à la normalisation culturelle. L’honnêteté radicale de McLeod a définitivement choisi de nous en mettre plein les yeux - et la tête, et les seins, et le sexe - à travers un humour stupéfiant d’intelligence. ’’  - Mathieu Beausejour, membre du jury 2014.

 

Le PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance de 5,000 $ qui a pour but de souligner la pratique d’une femme* artiste de la région montréalaise ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière. Il est destiné à une artiste qui a contribué avec constance et de manière significative au milieu culturel montréalais. Ce prix honore une personne qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision.

Cette année ce sont quatre finalistes, que nous félicitons et que les membres de La Centrale devront départager par vote. Il s'agit de :


Manuela Lalic
Renée Lavaillante
Dayna McLeod
jake moore
 

Nous tenons à remercier toutes les artistes nominées pour le prix Powerhouse 2014 ainsi que leurs nominatrices et nominateurs. Les membres du jury furent impressionné.e.s par la diversité et la qualité des démarches des candidates, ce qui reflète assez bien la pertinence d'un tel prix.

Notre jury était cette année composé de: Raymonde April (artiste et professeure, Université de Concordia), Mathieu Beauséjour (artiste et commissaire), Geneviève Goyer-Ouimette (directrice, CIRCA Art Actuel) et Krista Lynes (professeure, Université Concordia). Nous voudrions aussi les remercier pour leur temps et leur travail fantastique. La récipiendaire a été déterminée par vote des soixante membres de La Centrale.

Les dernières récipiendaires du Prix Powerhouse furent Catherine Bolduc (2013), karen elaine spencer (2012) et Aude Moreau (2011).

 

28 mars 2014 - 15:39

LE PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance de 5 000$ qui a pour but de souligner la pratique d’une femme* artiste ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière, qui a contribué de manière significative au milieu culturel montréalais et qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision.


CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ:

- être une artiste âgée de 37 ans et plus qui s’identifie comme femme*
- vivre dans la grande région de Montréal à la date de nomination
- soutenir une pratique artistique de qualité qui rayonne au-delà du contexte des institutions majeures
- poursuivre une carrière artistique professionnelle de façon soutenue en arts visuels depuis au moins 10 ans (incluant les nouveaux médias, l’art sonore et la performance)
- avoir été choisie par une tierce personne

7 juin 2013 - 13:13

Les trois finalistes pour le PRIX POWERHOUSE 2013 étaient Nadia Myre, Thérèse Mastroiacovo et Catherine Bolduc.

 

3 juillet 2012 - 12:00

La Centrale annonce la récipiendaire du Prix Powerhouse 2012, karen elaine spencer. Ce prix de 5 000$ honore une femme* artiste qui a contribué avec constance au milieu culturel montréalais.

5 février 2013 - 11:15

Jeudi le 20 juin, 2013

Cocktail 18h
Remise du PRIX 19h

25 juin 2013 - 10:37

L’artiste montréalaise Catherine Bolduc a gagné le prix de reconnaissance de cinq mille dollars, décerné par La Centrale Galerie Powerhouse, ce jeudi 20 juin.


Catherine Bolduc faisait partie des trois finalistes avec Nadia Myre et Thérèse Mastroiacovo dont le parcours et la qualité de leur travail ont impressionné le jury 2013. L’objectif du prix est de rendre hommage, à une artiste en mi-carrière, résidant à Montréal, qui, par sa vision unique et sa démarche, contribue au milieu des arts visuels et qui continue avec rigueur, détermination et sans compromis, d’exercer sa pratique. Également, il vise à remédier au manque de visibilité vécu par certaines artistes femmes lorsqu’elles atteignent la mi-carrière, et ce, malgré leur importante contribution à la vie culturelle montréalaise.


Dans un premier temps, Catherine Bolduc fut sélectionnée par un jury externe composé de :


Claire Moeder (commissaire indépendante et critique)
Louise Simard (conservatrice, Musée d'art contemporain de Montréal)
Luanne Martineau (artiste et professeure adjointe à l'Université Concordia)
Régine Cadet (codirectrice artistique, MAI: Montréal, Arts Interculturels)
Renée Baert (commissaire indépendante).


Ensuite, les membres de La Centrale l’ont choisie parmi les finalistes comme lauréate du Prix Powerhouse 2013. Le Prix Powerhouse fut remis pour la première fois en 2011. Il fut rendu possible grâce au généreux don d’une donatrice anonyme. Les artistes admissibles pour ce prix doivent demeurer à Montréal, s'identifier comme femme* et avoir atteint l'âge de 37 ans. Les finalistes précédentes furent Marie-Claude Bouthillier, Marie-France Brière, Manuela Lalic et Monique Moumblow.  En 2011, la gagnante du Prix Powerhouse fut Aude Moreau et en 2012, karen elaine spencer.


La Centrale tient à exprimer sa profonde gratitude au jury pour leur contribution à cette initiative et à la donatrice anonyme qui rend ce prix possible.

 

Le Prix est intrinsèque au mandat de La Centrale, un centre d'artistes autogéré, qui offre une plate-forme pour les pratiques artistiques en dialogue avec les discours féministes et qui œuvre à la diffusion d'un large éventail de démarches sous-représentées dans les institutions culturelles établies contribuant ainsi, à une plus grande visibilité.

* Le terme femme inclut toute personne se désignant comme femme.

 

 


CATHERINE BOLDUC
"La pratique multidisciplinaire de Catherine Bolduc révèle son habileté à transporter le spectateur dans un royaume fantastique, de désir et d’ardente subjectivité. Son œuvre a une grande portée; à la fois rigoureuse et lunatique qui découle d’une source sans fin d’originalité. Ses ambitieux dessins à grande échelle et ses installations et sculptures qui investissent l’espace créent un univers cohérent et singulier à l’effet poétique et puissant. En 2006, La Centrale a présenté une de ses premières œuvres dans la vitrine de la galerie intitulée, Je mens. Elle a depuis énormément développé sa pratique pour devenir une artiste prolifique. Son travail méticuleux et d’une grande qualité est devenu significatif de son engagement en art et d'un cheminement artistique persistant. L’implication de Catherine Bolduc dans la communauté artistique québécoise doit aussi être soulignée, puisqu’elle a marrainé de nombreuses artistes débutantes, qu’elle a siégé aux conseils d’administration des centres CIRCA et CLARK, qu’elle a coordonné des projets en tant que conservatrice et a enseigné l’art dans trois différents établissements québécois. Pour son engagement artistique et communautaire inébranlable, le jury de La Centrale est fier de nominer Catherine Bolduc comme récipiendaire pour le Prix Powerhouse 2013."

- Jury 2013

BIOGRAPHIE:
Catherine Bolduc est une artiste en arts dont la pratique multidisciplinaire oscille parfois entre réel et imaginaire, tout en maintenant un engagement hautement intensifié. Bolduc a obtenu sa maîtrise en arts visuels et médias de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Elle détient aussi un baccalauréat en arts visuels de cette institution ainsi qu’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université de Montréal. Jusqu’à présent, elle a réalisé onze expositions solos, les plus récentes étant Mes châteaux d’air, au Centre Expression à Saint-Hyacinthe, en 2009-2010, Le voyage d’une fabulatrice, à la galerie SAS, à Montréal en 2009 et My life without gravity au Künstlerhaus Bethanien à Berlin en 2008. Depuis 1997, Bolduc a présenté son travail dans plus d’une trentaine d’expositions collectives et a participé à plusieurs foires d’art dont PULSE NY International Contemporary Art Fair, Papier10, Art Forum et Loop. Bolduc a effectué des résidences d’artistes à plusieurs endroits dans le monde, entre autres, une résidence de six mois au Studio du Québec à Tokyo en 2010 et une résidence d’un an au Künstlerhaus Bethanien à Berlin de 2007 à 2008. Ayant touché un public local ainsi qu’international, son travail a été présenté dans de nombreuses publications, par exemple Espace Culture, Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Art New England, The Boston Globe, et Vie des arts. Les œuvres de Bolduc font aussi partie de la collection du Musée national des Beaux-Arts du Québec, de la Collection de la Ville de Laval et de la Collection du Cirque du Soleil.

 

Pour plus d'information regardant Catherine Bolduc et sa pratique artistique, veuillez visiter le site web de l'artiste :  www.catherinebolduc.ca

 

5 avril 2011 - 23:00

C’est avec honneur que nous lançons la première édition du prestigieux PRIX POWERHOUSE.

4 juillet 2011 - 11:42

C’est avec enthousiasme que La Centrale annonce Aude Moreau, lauréate du premier Prix Powerhouse.

22 juin 2011 - 9:49

C'est avec grande fierté que La Centrale Galerie Powerhouse annonce les trois candidates en course pour cette première édition du Prix Powerhouse qui sera remis lors d'un événement «6 à 8», le mercredi 29 juin 2011.