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PRIX POWERHOUSE PRIZE 2018
HELENA MARTIN FRANCO
VICTORIA STANTON

Résidence des finalistes du 9 au 15 novembre 2018
Remise du Prix Powerhouse 2018 Vendredi le 16 novembre, 18h à 21h
Exposition des finalistes du 16 novembre au 7 décembre 2018

INVITATION

La Centrale est fière d’annoncer les lauréates au Prix Powerhouse:

Helena Martin Franco et Victoria Stanton

Au plaisir de vous accueillir pour la remise du Prix: le 16 Novembre 2018, de 18h à 21h à La Centrale (4296 boul. St-Laurent)

 

Les lauréates de l’édition 2018 du Prix Powerhouse ont été choisies par consensus des membres du jury, à l’issue de délibérations animées sur les trente-quatre dossiers de nomination à l’étude. Les débats ont été alimentés avec conviction de la part de chacune d’entre nous, et suivis avec un véritable esprit d’ouverture et d’écoute à l’égard des arguments des unes et des autres. Ce fait mérite d’être souligné du fait de la réelle diversité, au sein du jury, de nos perspectives et de nos pratiques. Notre choix s’est porté sur deux artistes de grande envergure, qui contribuent de manière décisive à une forme d’art encore trop marginalisée par les institutions, tout en étant actives depuis longtemps dans leur communauté. À cet égard, nous n’avons pas opté pour des inconnues, mais pour de véritables battantes dont l’engagement à leur pratique artistique et à leur milieu est sans réserves, et mérite aujourd’hui d’être honoré. Mentionnons également que l’exercice nous a souvent permis la découverte d’artistes à la pratique extraordinairement riche, de même qu’une meilleure connaissance du travail de plusieurs autres. On peut ainsi avancer sans risque que nos travaux auront un impact sur l’orientation de programmations futures dans des contextes autres que celui présent. Voilà qui signale à quel point, au-delà de la remise du Prix comme tel, l’initiative de La Centrale Powerhouse est fondamentale à l’écologie du milieu des arts visuels montréalais.

 

Une femme marche sur la rue avec une paire de sacs rouges ornés de la feuille d'érable canadienne. Le rythme de son pas, marqué par le fer qu’elle porte à la jambe, l’empêche d’être ce qu’elle est pour s’accommoder ou se conformer sagement à la société qui l’observe, les yeux absorbés. Sa perruque dorée est le reflet de la stigmatisation qui masque l’autre (femme, immigrante, artiste) dans l’éclat conventionnel des stéréotypes culturels. Artiste montréalaise d’origine colombienne, Helena Martin Franco est Fritta Caro. Avec elle, Helena entreprend une croisade itinérante contre le métissage politiquement correct. Helena est aussi Corazón desfasado, une sainte vénérée par des esprits regrettés dans la terre promise de l’hyper-consumérisme ; femme-caméléon, femme-araignée et Femme éléphant, elle fracasse les moules conformistes de l’identité et du genre. À travers cette trilogie performative de fictions autoréférentielles, cette artiste a donné différents visages à la vulnérabilité individuelle et collective imposée par l’expérience migratoire. Depuis plus de vingt ans, Helena consolide une pratique transdisciplinaire et transfrontalière qui la positionne comme l’une des pionnières de l’art latino-québécois et de l’art latino-canadien. Son implication sociale lui a permis de tisser des relations artistiques, notamment entre le nord et le sud du continent américain, au travers d’institutions locales. C’est ainsi que le jury du Prix Powerhouse a voulu récompenser non seulement la cohérence de sa carrière artistique, mais également son ferme engagement politique afin de raffermir les subjectivités culturelles de nos jours.

 

Active depuis plus d’une vingtaine d’années dans le milieu de la performance montréalais, national et international, Victoria Stanton s’investit avec assiduité dans une pratique d’une impressionnante cohérence. Ainsi, en phase avec des notions inhérentes à sa pratique performative, son parcours professionnel révèle tant son profond ancrage local que la portée du regard avec lequel elle s’empare de ce qui est là, tout autour d’elle.

Appliquée dans «l’art de la transaction», cette artiste s’applique à mettre en place des stratégies inédites d’interaction humaine en détournant, une à la fois, des situations autrement familières. Présente sur la scène artistique locale depuis le milieu des années 1990 cette performeuse aguerrie et affable est régulièrement invitée à présenter son travail — en solo ou au sein du collectif TouVA — dans divers pays des Amériques, d’Europe et d’Asie. Dans une approche empruntant à l’esthétique relationnelle, l’artiste se déploie à diverses échelles et sa pratique rayonne. Artiste inspirée et introspective certes, mais aussi chercheuse, commissaire, autrice, musicienne et enseignante — quiconque côtoie l’infatigable Victoria Stanton et prend connaissance de son singulier cheminement, suit le fil d’une démarche éminemment sincère dont l’impact se situe à différentes échelles. Car cette figure incontournable de l’histoire de la performance du Québec pose et cultive un regard attentif et empathique sur ce qui l’entoure. Dans toutes les sphères de son travail, cette Montréalaise rend visible une présence dans le monde et un rapport, un lien sensible au monde. Et une personne à la fois, elle touche un public de plus en plus vaste.

 

Nous remercions le jury du prix 2018, composé de: kimura byol-nathalie lemoine, Nuria Carton de Grammont, Natacha Clitandre, Ji-Yoon Han et Cheryl Sim

La Centrale aimerait souligner la généreuse contribution d'une donatrice anonyme qui a rendu ce prix possible.

 

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INVITACIÓN

La Centrale se enorgullece en anunciar las ganadores del Premio Powerhouse:

Helena Martin Franco y Victoria Stanton

Tenemos el gran placer de invitarles a la ceremonia de entrega del Premio el 16 de noviembre del 2018, de 6 a 9 pm en La Centrale (4296 boul. St-Laurent)

 

Las galardonadas de la edición 2018 del Premio Powerhouse fueron seleccionadas por unanimidad por los miembros del jurado tras intensas deliberaciones que caracterizaron el análisis de las treinta y cuatro sumisiones. El debate fue enriquecido con convicción por todos nosotros, y seguido por un genuino espíritu de apertura y de escucha de los argumentos de cada cual. Este hecho merece ser destacado debido a la gran diversidad de prácticas y perspectivas que coexistían en el seno del jurado. La galardonadas son dos artistas de gran envergadura las cuales contribuyen de manera decisiva al desarrollo de una forma de arte todavía demasiado marginada por las instituciones, aun y cuando estas han permanecido activas desde hace mucho tiempo en sus comunidades. En ese sentido, no optamos por artistas desconocidas, sino por verdaderas luchadoras cuyo compromiso con su práctica artística y su entorno es infinito, y merece ser celebrado. Consideramos necesario mencionar que este ejercicio de selección nos ha a menudo permitido descubrir artistas con una práctica extraordinariamente rica y nos ha aportado un mejor conocimiento del trabajo de muchos otros. Creemos que nuestra labor tendrá un impacto sobre la dirección que tomarán las programaciones futuras en contextos distintos al actual. Más allá del otorgamiento del Premio en sí mismo, esto constituye un índice que el trabajo de La Centrale Powerhouse es fundamental para la ecología de la comunidad de las artes visuales en Montreal.

 

Una mujer va por la calle cargando un par de bolsas rojas adornadas con la hoja del arce canadiense. La cadencia de su andar, marcada por el grillete de su pierna, le impide ser quien es para acomodarse o amoldarse razonablemente a la sociedad que la mira con ojos absortos. Su peluca dorada es el reflejo del estigma que enmascara al otro (mujer, inmigrante, artista) en el destello convencional de los estereotipos culturales. Helena Martin Franco, artista montrealense de origen colombiano, es Fritta Caro con quien emprende una cruzada itinerante en contra del mestizaje políticamente correcto. También es Corazón desfasado, santa venerada por aquellos espíritus malogrados en la tierra prometida del hyperconsumismo; mujer-camaleón, mujer-araña y Mujer elefante que fractura los moldes conformistas sobre la identidad y el género. A través de esta trilogía performativa de ficciones autorreferenciales, Helena le ha dado diversos rostros a la vulnerabilidad individual y colectiva que impone la experiencia migratoria. Desde hace mas de veinte años lleva consolidando una práctica transdisciplinaria y transfronteriza que la ha colocado como una de las pioneras del arte latino-quebequense y latino-canadiense. Su implicación social le ha permitido entretejer relaciones artísticas a través de instituciones locales como entre el norte y el sur del continente. Es así como el jurado del premio Powerhouse ha querido recompensar no solo su sólida carrera artística, sino también su aguerrido compromiso político para empoderar a las subjetividades culturales hoy en día.

 

Activa desde hace más veinte años en la escena del performance en Montreal, pero también a nivel nacional e internacional, Victoria Stanton se dedica con ahínco a una práctica de una coherencia extraordinaria. Así, en sintonía con las nociones inherentes a su práctica performática, su carrera profesional revela al mismo tiempo sus profundas raíces locales y el alcance de una mirada con la que se ampara de lo que la rodea.

Enfocada en el "arte de la transacción", Stanton se esfuerza de poner en práctica nuevas estrategias de interacción humana al desviar, una a una, situaciones que de otra manera nos resultarían familiares. Presente en la escena artística local desde mediados de la década de los noventa, esta artista del performance, aguerrida y afable, es regularmente invitada a presentar su trabajo, ya sea de manera individual o como parte del colectivo TouVA, en varios países de las Américas, Europa y Asia. Haciendo uso de un enfoque que se inspira de la estética relacional, ella se revela en varias escalas y su práctica resplandece. Quien se codea con la infatigable Victoria Stanton, artista inspirada e introspectiva, pero también investigadora, curadora, autora, música y profesora, y descubre su trayectoria singular, sigue el hilo de una práctica eminentemente sincera cuyo impacto se despliega a diferentes escalas. Esta figura fundamental de la historia del performance en Quebec dirige y cultiva una mirada atenta y empática hacia lo que la rodea. En todos los aspectos de su trabajo, esta montrealesa cristaliza una presencia en el mundo y una relación, un vínculo sensible con este último. Una persona a la vez, Stanton alcanza un público cada vez más vasto.

 
Nos gustaría agradecer al jurado del premio 2018: kimura byol-nathalie lemoine, Nuria Carton de Grammont, Natacha Clitandre, Ji-Yoon Han y Cheryl Sim.

La Centrale agradece la generosa contribución de un donante anónimo que hizo posible este premio.