Toujours plus
TARA AZZOPARDI, Toronto (ON)
J'ai toujours été fascinée par le temps des fêtes. Ça peut être un fiasco à la fois quétaine et glouton. En même temps, ça peut être un moment joyeux et exquis. Cette dichotomie est riche en images : des guirlandes givrées, la neige scintillante, des montagnes de gâteries recouvertes de sucre. Ça peut aussi ressusciter des souvenirs d'un oncle alcoolique, d'une grand-mère raciste ou d'un chien de famille vicieux. Il y a la chaleur, les feux et les mitaines de laine. Un enfant immergé dans un océan de papier d'emballage déchiré et de jouets en plastique. Fatiguée par des semaines d'anticipation et d'attente, rapidement remplacées par le sentiment de désir de possession, et ultimement de déception. La dinde qui prend cinq (5) heures à cuire et quinze (15) à consommer. Je suis captivée par cette montagne russe d'émotions et consternée par certaines décorations ridicules et vulgaires conçues pour les représenter. Il s'agit d'un moment étrange et troublant.


