PRIX POWERHOUSE 2026
Dixième édition du Prix Powerhouse, deux lauréates et une exposition à l'automne 2026
La Centrale célèbre cette année la dixième édition du Prix Powerhouse, une reconnaissance d'envergure qui depuis 2011 souligne l'implication et l'œuvre d'artistes montréalais·e·s. Le Centre est heureux d'annoncer les lauréates de l'édition 2026, Lara Kramer et Diyar Mayil. Leur pratique a été choisie par un jury de pairs, composé cette année de la conservatrice et commissaire Mojeanne Behzadi, de la commissaire et critique d'art Ariane De Blois et de l'artiste Natacha Clitandre, lauréate du Prix Powerhouse 2024.
Lara Kramer et Diyal Mayil prendront part à une exposition conjointe cet automne à La Centrale du 24 septembre au 7 novembre 2026. Joignez-nous pour la cérémonie de remise de prix et vernissage le 24 septembre, puis lors d'une discussion des artistes le 3 octobre 2026.

Photo : jailli / Charlotte Rainville (Gauche : Diyar Mayil, droite : Lara Kramer)
Le PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance biennal de 14 000$ partagé entre deux artistes montréalais·e·s afin de célébrer leur carrière. Il s’adresse aux femmes et aux personne de diversité de genre*, à la mi-carrière ou établi·e·s, ayant contribué de manière significative au milieu culturel et artistique montréalais. Ce prix honore des artistes qui font preuve de persévérance et qui poursuivent leur travail en demeurant engagé·e·s dans leur démarche. La Centrale tient à souligner la généreuse contribution d'une donatrice anonyme qui, depuis 2011, rend ce prix possible.
Le prix s’intègre au mandat de La Centrale qui a pour objectif de diffuser des pratiques artistiques féministes et de soutenir la visibilité d’artistes et d’initiatives peu ou pas représenté·e·s auprès des institutions culturelles dominantes. Le centre est une plateforme pour les langages en art actuel soutenant les féminismes, l’intersectionnalité et la justice sociale.
Lara Kramer
Photo : jailli / Charlotte Rainville
Lara Kramer est interprète, chorégraphe et artiste multidisciplinaire d’origine mixte oji-crie et colon. Elle a grandi à London, en Ontario, et est basée à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Depuis plus de vingt ans, elle développe une pratique ancrée dans les savoirs intergénérationnels et les impacts du système des pensionnats autochtones au Canada; elle est la première génération de sa famille à ne pas y avoir été envoyée. Sa pratique expérimentale englobe la performance, la chorégraphie, le son et l’installation, et s’enracine dans des expériences incarnées liées à la mémoire, aux rêves et à la réclamation. Elle détient un baccalauréat en danse contemporaine (2008) et une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia (2024), et a présenté son travail au niveau national et à l’international.
Diyar Mayil
Photo : jailli / Charlotte Rainville
Diyar Mayil est une artiste travaillant la sculpture, l’installation et la performance. Elle use du familier pour adresser le confort, l’inconfort et l’effacement des frontières entre le public et le privé. Elle est lauréate du Bronfman Fellowship en Art Contemporain (2022) et la récipiendaire du Prix Liz Crockford (2023). Son travail a été soutenu par le Conseil des Arts du Canada, le CALQ et le Conseil des Arts de Montréal, et a récemment fait l’objet d’expositions à Whitney ISP, Articule, Circa Art Actuel et au Centre Clark. On compte parmi ses projets futurs une exposition collective aux Oakville Galleries et des résidences à Hospitafield et Ediburg Sculpture Centre. Sa pratique s’est discutée dans des publications telles que Cmag, Espace, Public Parking, Zérodeux, La Presse et Vie des Arts. Elle détient un baccalauréat et une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Originaire d’Istanbul, elle vit et travaille maintenant à Tiohtià:ke/Montréal.
Notre Jury
Co-lauréate du Prix Powerhouse 2024, Natacha Clitandre est artiste et a été travailleuse culturelle pendant plus de vingt ans. De 2017 à 2022, elle a notamment développé la posture Slow Tech du centre d’artistes féministe Ada X. D’ascendance haïtienne et québécoise, elle vit et travaille actuellement à Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, notamment à La Centrale galerie Powerhouse, au centre d’artistes Verticale, à PHI, à l’Espace culturel Séraphine Louis (Clermont, France), à la Maison de la culture Janine-Sutto, au Centre des Arts de la Maison d’Haïti et au Musée de la civilisation.
Historienne de l’art, commissaire d’exposition et autrice, Ariane De Blois cumule plus de quinze ans dans le milieu artistique. Détentrice d’un doctorat en histoire de l’art de l’Université McGill (2014), Ariane De Blois a joué un rôle clé dans le commissariat de plus d’une quinzaine d’expositions collectives et individuelles, au Québec et à l’international. Elle est actuellement conservatrice des collections et des expositions au Musée d’art de Joliette. Ses écrits, publiés dans diverses revues et catalogues d’exposition, témoignent de son analyse fine des enjeux sociaux et artistiques contemporains.
Mojeanne Behzadi est conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal. Elle a auparavant travaillé de manière indépendante ainsi qu’au sein de plusieurs institutions artistiques, dont Artexte et le Musée des beaux-arts du Canada. Entre 2016 et 2023, elle a contribué au développement de la série internationale de conférences Art Speaks, fondée par Lillian Mauer, et a conçu Trajectories, un balado en art contemporain produit pour le Musée des beaux-arts de Montréal en 2022. Elle a récemment assuré le commissariat d’une édition spéciale des Nocturnes du MAC soulignant le 60e anniversaire du musée, intitulée Une expérience Saturnale, une programmation élargie réunissant performances, arts vivants, musique, ateliers de création et DJ.

