Du 26 juin 2026 au 27 juin 2026
Tensions relationnelles - Festival de performances
Dans un monde de plus en plus marqué par l’individualisme et l’isolement, Tensions relationnelles remet en question nos façons d’être ensemble, de former des communautés et de cohabiter. Lors du festival, quatre performances exploreront les manières contemporaines d’interagir et de nourrir les relations ainsi que les complexités qui en découlent.
Elyse St-Amour appelle à la solidarité intergénérationnelle, abordant les complexités du vieillissement pour les personnes féminisées dans une société qui prône la jeunesse. Tricia Enns vous invite à explorer comment la technologie à la fois fracture et favorise la solidarité, en arpentant la ligne ténue (et souvent mouvante) entre la médiation technologique qui nous aide et celle qui nous nuit. Camille-Zoé Valcourt-Synnott offre aux artistes une salle de pause pour parler travail–un espace pris pour acquis dans de nombreuses professions, souvent absent dans le milieu artistique—et nous rappelle le potentiel radical du rassemblement. Belén Pedrocca et Amanda Préval nous tissent le travail souvent invisible que créer des amitiés requiert, en abordant les routines de soins mutuels et les complexités des relations sociales.
Ici, la performance est un outil de rencontre. Un espace incarné où les corps, les idées, les expériences, les luttes et différentes formes de présence dialoguent. Rejoignez-nous les vendredi 26 et samedi 27 juin 2026 pour Tensions relationnelles, avec un finissage à 19h30 le samedi 27 juin.
Elyse St-Amour (elle) est une artiste interdisciplinaire (photographie, performance et écriture). Diplômée de l’UQAM (M.A.), elle développe depuis 1987 une recherche sur l’image corporelle et le corps. Au cours de ces années, sa recherche sur la représentation corporelle s’est définie en plusieurs cycles différents, comme étant une quête ontologique féministe variée selon les projets en cours. Ses dernières œuvres mettent en évidence les indices corporels, codifiés liés aux cycles ultimes de la vie, questionnant ainsi l'identité féminine et l’âgisme genré. St-Amour vit et travaille à Tiohtià:ke/Montréal. Son travail a été appuyé par le Conseil des Arts et des Lettres du Québec et a été présenté au Mexique, en Italie, en Suisse, en Corée du Sud et en France, ainsi que dans le réseau des Maisons de la culture de Montréal, à La Centrale galerie Powerhouse, au Lieu centre d’art actuel, au Centre CaravansérailAnglais
Tricia Enns (elle) est une artiste qui travaille sur les matériaux et les relations, et qui vit actuellement à Tiohtià:ke/Montréal. Son travail naît d’une approche ludique et curieuse de la bienveillance, et fait le pont entre des méthodes low-tech et high-tech pour réimaginer la manière dont nous interagissons avec les espaces, qu’il s’agisse des zones urbaines, des corps ou des rêves inassouvis. À travers des performances, des contre-cartographies, des installations multimédias et des ateliers collaboratifs, Enns encourage les spectateurs et les participants à explorer la manière dont les espaces se souviennent, résistent et résonnent. Une grande partie du travail récent d’Enns explore la notion de soin à travers des actes de réparation, de redéfinition et de récupération ; interrogeant non seulement le gaspillage matériel, mais aussi la perte émotionnelle, la transition et la résilience. Ce travail a complexifié sa compréhension du soin, ce qui l’a conduite à vouloir trouver des moyens de détourner la technologie néfaste d’aujourd’hui pour en faire une technologie de soin et de réciprocité pour demain. Vous avez peut-être découvert son travail lors des Journées de la Culture (2025), de MUTEK (2025), du Goblin Market, du NYC Trash Club, d’artch (2025) et d’Ada X (2025).
Camille-Zoé Valcourt-Synnott (elle) est une artiste multidisciplinaire et travailleuse culturelle originaire de la ville de Québec, maintenant basée à Saint-Jean-Baptiste (QC), un petit village sur le territoire traditionnel de la Nation Waban-Aki. Elle détient un BFA (Print Media) de l'Université Concordia (2018), et un MFA de l'Université NSCAD (2020). Son travail a été présenté dans des centres d'artistes autogérés et des galeries à travers le Canada, notamment à La Maison des artistes visuels francophones (Winnipeg, MB), au Atlantic Arts Symposium (Saint-John, NB), à Latitude 53 (Edmonton, AB), au Festival artch (Montréal, QC) et plus récemment à Xpace Cultural Center (Toronto, ON). Elle a également participé à des résidences de recherche et création à l’Atelier d’estampe Imago (Moncton, NB), chez Céline Bureau, L’imprimerie, centre d’artistes et l’Atelier Circulaire (Montréal, QC). Le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Arts Nova Scotia, LOJIQ et Culture Montérégie ont soutenu financièrement sa pratique.
Au cœur de son travail, par l’entremise de techniques artisanales, Amanda Préval (iel) confectionne des sculptures portables et des installations à partir de rallonges de cheveux synthétiques. Préval s’engage dans des projets participatifs et des performances durationnelles pour aborder le travail en série et les caractéristiques chorégraphiques du tressage comme des véhicules émancipateurs et rassembleurs, donnant lieu à des moments de socialisation et de communion dans la culture afrodescendante.
Belén Pedrocca (il) est un artiste argentino-canadien basé à Tiohtià:ke (Montréal). À travers son parcours au baccalauréat en arts visuels et médiatiques (UQAM), il a développé une pratique qui vise une analyse critique des structures de pouvoir et identitaires actuelles via une posture décoloniale. À travers un travail multidisciplinaire et une approche néo-matérialiste, il élabore des stratégies pour déconstruire puis reconstruire le monde qui nous entoure afin d’imaginer et de créer des nouveaux univers possibles. Pedrocca a présenté sa performance Touch pour une première fois à la Place des Arts et, plus récemment, au Festival Entractes 2024.