Exposition 15 au 24 octobre 2014
Cocktail de remise du Prix mercredi 22 octobre, 18h à 20h

Lauréate du Prix Powerhouse 2014

La Centrale a l’immense plaisir de remettre le Prix Powerhouse 2014 à l'artiste Dayna McLeod!

‘‘ La pratique interdisciplinaire de Dayna McLeod nous offre une attitude irrévérencieuse, insolente et libre de l’artiste du 21e siècle. On pourrait qualifier ses performances et ses vidéos de bravoures à la normalisation culturelle. L’honnêteté radicale de McLeod a définitivement choisi de nous en mettre plein les yeux - et la tête, et les seins, et le sexe - à travers un humour stupéfiant d’intelligence. ’’ - Mathieu Beausejour, membre du jury 2014.

Le PRIX POWERHOUSE est un prix de reconnaissance de 5,000 $ qui a pour but de souligner la pratique d’une femme* artiste de la région montréalaise ayant atteint ou dépassé le stade de mi-carrière. Il est destiné à une artiste qui a contribué avec constance et de manière significative au milieu culturel montréalais. Ce prix honore une personne qui poursuit son oeuvre en demeurant fidèle à sa vision.

Cette année ce sont quatre finalistes, que nous félicitons et que les membres de La Centrale devront départager par vote. Il s'agit de :


Manuela Lalic
Renée Lavaillante
Dayna McLeod
jake moore

Nous tenons à remercier toutes les artistes nominées pour le prix Powerhouse 2014 ainsi que leurs nominatrices et nominateurs. Les membres du jury furent impressionné.e.s par la diversité et la qualité des démarches des candidates, ce qui reflète assez bien la pertinence d'un tel prix.

Notre jury était cette année composé de: Raymonde April (artiste et professeure, Université de Concordia), Mathieu Beauséjour (artiste et commissaire), Geneviève Goyer-Ouimette (directrice, CIRCA Art Actuel) et Krista Lynes (professeure, Université Concordia). Nous voudrions aussi les remercier pour leur temps et leur travail fantastique. La récipiendaire a été déterminée par vote des soixante membres de La Centrale.

Les dernières récipiendaires du Prix Powerhouse furent Catherine Bolduc (2013), karen elaine spencer (2012) et Aude Moreau (2011).


Manuela Lalic
porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale en tant que modèle de société. Pour créer l’effet d’une tension entre ce qui est individuel et collectif, elle utilise des objets, mobilier et matériaux fonctionnels comme des indices de notre logique de vie. Ses installations, performances et objets questionnent des mouvements de masse (ex : prendre le métro) pour montrer du doigt notre société qui préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Par l’accumulation, il se trame une matière première à partir de laquelle elle élabore des mises en scène minimalistes ou exubérantes qui questionnent nos moments collectifs tout en indiquant des préoccupations d’ordre politique et écologique.

Plus récemment, elle a réalisé plusieurs performances et photo-graphies qui questionnent son bagage culturel franco-serbe versus son immigration au Canada. Elle piste des points de tensions entre les différents états identitaires qui la traversent pour les forcer, avec humour, à un dialogue au patriotisme décalé.

Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Angleterre, au Liban, au Japon, en Chine, en Serbie et, plus récemment, en Inde. Récipiendaire de la bourse Pratt et Whitney Canada (2009), elle a obtenu la résidence du Conseil des Arts du Canada (International Studio and Curatorial Program) à New York (2009) et a également effectué une résidence au Sandarbh Artist Residency (Rajasthan, Inde, 2013-2014). www.lalicmanuela.ca

René Lavaillante lives and works in Montreal. Her practice is engaged in drawing : autonomous drawing, installation, in situ, artist books, and drawing videos. She has dedicated her career to the promotion of the autonomy of drawing, to its exploration and to pushing its limits.

She has presented, since 1988, thirty individual exhibitions in Quebec, France, South Korea, Italy and she has participated in group exhibitions in Quebec, Canada, Great Britain, France, Italy and Belgium. She recently participated in the exhibition Les matins infidèles – L’art du protocole at the Musée des beaux-arts de Québec. Lavaillante has been invited to residencies at the Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines (Strasbourg, 2001), at the Chambre Avec Vue (Saignon en Luberon, France, 2004), at the Quebec Studio in Rome (2005), at the Musée d’Art Moderne de Collioure (France, 2006 et 2008) and the Cité Internationale des Arts (Paris, 2010). Her works are part of diverse public and private collections, for example the Musée national des beaux-arts du Québec, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée des beaux-arts de Montréal, the Loto-Québec collection, the University of Korea Museum in Seoul, Korea.

Renée Lavaillante was an active member of La Centrale for a decade. She is currently a member of B-312 and is involved in the Ateliers Pied Carré project. www.reneelavaillante.net

Dayna McLeod est une écrivaine, artiste de la vidéo et de la performance dont le travail collabore entre humour et situations chargées socialement. Elle a voyagé à maintes reprises avec son travail de performance et ses vidéos ont été jouées de Londres, en Ontario, à Londres, en Angleterre, à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique du sud et quelques fois à la télévision. Elle a reçu du financement pour des projets de vidéo du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Dayna McLeod est actuellement au Centre des études interdisciplinaires en société et culture à l’Université Concordia poursuivant un doctorat interdisciplinaire en Sciences humaines. daynarama.com

jake moore est artiste, commissaire d’exposition et agente culturelle. Elle détient un baccalauréat et une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Ses oeuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions au Québec et au Canada : dans les galeries Parisian Laundry, FOFA et Optica, à Montréal; AXENÉO7, à Gatineau; Walter Phillips Gallery, à Banff; et dans divers lieux à Winnipeg. jake moore est aussi directrice de la Galerie FOFA de l’Université Concordia. Elle considère le travail qu’elle fait en tant qu’éducatrice, animatrice sociale et administratrice des arts comme faisant partie d’une pratique créative hybride qui fait l’amalgame entre le travail et l’engagement du public envers les pratiques réflexives et non-verbales du ‘‘faire’’.

La pratique de jake moore est profondément investie des enjeux esthétiques et politiques des Prairies, où elle est née, et de Montréal, où elle vit et travaille. Le fait de ne pas vivre dans sa ville d’origine et de ne pas être originaire du lieu où l’on vit produit chez elle une conscience hypertrophiée des articulations de l’identité.

Les animaux ont également longtemps joué un rôle déterminant dans ses oeuvres, en tant que lien pour faire dialogue entre le spectateur et le geste artistique.
Les espaces architecturaux sont articulés comme des volumes, pleins et vides, aux surfaces soigneusement travaillées, et dont les extensions et les excès font appel au corps. Le matériau et la technique nécessaires à la création de ce type d’oeuvre de grand format permettent de produire une lente accumulation et d’exprimer la difficulté pour le féminin d’occuper l’espace.

jake moore croit que la beauté est éminemment politique, qu’elle se définit en fonction de la personne qui la perçoit et en fonction de moments précis. Ce sont ces concepts multiples qu’elle explore lorsqu’elle aborde son matériau privilégié : l’espace. thingish.net